J’inaugure une nouvelle série d’articles regroupée dans une nouvelle rubrique : Le Déclic !

Dans le cadre de mon activité, j’ai souvent l’occasion de rencontrer des gens très différents issus de tous les milieux sociaux et de nombreux pays. Lorsque nous faisons connaissance, avec un peu d’indiscrétion je l’avoue, j’essaie de comprendre pourquoi et comment vous êtes partis !

Souvent empruntes de nostalgie, de fierté, ou plus rarement de regret, ces aventures sont toutes différentes et passionnantes. Je tenterai de vous raconter ces tranches de vie qui pour les uns, rappelleront sans doute quelques souvenirs, et pour les autres, aideront peut être à franchir le pas.

Mutations professionnelles, envies d’ailleurs, fuites ou découvertes, coups de tête ou coups de foudre, les départs définitifs ont à l’origine des motivations variées. Faire face aux difficultés de l’expatriation, à tous les niveaux, relève d’un véritable défi personnel !

Dans cette rubrique je vous conterai les histoires les plus surprenantes.

La mienne n’est pas exceptionnelle mais c’est un début, je compte sur vous pour apporter vos témoignages dans les commentaires afin de susciter certainement de nouveaux départs :

Cela m’a pris sur un quai de gare RER en région parisienne en plein hiver. Emmitouflé dans mes manteaux, écharpes et autre joyeusetés vestimentaires hivernales, mon regard s’est fixé sur un personnage anonyme : la quarantaine aux allures de cinquantaine, “tout seul dans son costume” gris (Coluche), une malette grise et le teint gris, je l’ai vu, lui, mon avenir, entrer le wagon. Je n’ai pas pu détacher les yeux de ce personnage de roman noir. Tout le long du trajet, coller à mes voisins à l’odeur matinale, je l’ai fixé en me posant toutes les questions existentielles de la trentaine : Quel allait être mon avenir ? allais-je devenir ce fantôme aigris ?

En rentrant, pour enfoncer le clou, je suis tombé sur le journal apocalyptique de 20H où un jeune homme de cinquante ans, récemment licencié, pleurait sur son sort et regrettait de ne pas avoir pris LA décision.

Bref, il fallait me remettre en question. Pour moi, c’était facile. Un job inintéressant, célibataire, j’ai pris le risque mesuré de tout plaquer. Mise en vente des biens, résiliation des contrats et direction Essaouira au Maroc !

Coïncidence ou signe du destin, le soir même de mon arrivée (le 16 Septembre 2005, jour d’une fantasia sur la plage d’Essaouira) j’ai rencontré la femme de ma vie qui deviendra la mère de mon fils.

Les premiers temps n’ont pas été faciles et j’ai souvent envisagé le retour. Peut être que si je n’étais pas tombé amoureux je serais rentré. Je ne sais pas. Mais je ne veux plus le savoir.

Aujourd’hui, aucun regret, et quand j’aperçois le JT français faisant état des problèmes du pouvoir d’achat ou des grèves à répétition, je repense et remercie le zombie du RER A.

A suivre.

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