Ce billet fait suite à mon premier article que vous pouvez lire à cette adresse: Location Gérance de Riads au Maroc: Attention Escrocs (Ep-1)
Nous avons enfin des nouvelles de Marcel, assez peu réjouissantes :

Historique,

Marcel a mis son riad en location gérance au mois de février 2010. 3 mois plus tard les locataires ont cessé de payer leur loyer sous prétexte que le taux d’occupation des chambres n’était pas à la hauteur de leurs attentes. Après 2 mois de plus, sans nouvelle de leur part et Marcel ne vivant pas encore totalement au Maroc, il demande un entretien avec les squatters afin de renégocier avec eux le montant du loyer.
Vous remarquerez que cela n’a pas été à l’initiative des locataires trop content d’échapper à leur obligation. La négociation a duré plus de 2 mois sans que jamais les locataires ne s’engagent par écrit pour demander la révision du Loyer.

 

Un “crédit de confiance

A l’issue de la négociation, ils se sont enfin décidés à faire une proposition (orale toujours) : 5000 Dirhams par mois !!! Même pas le prix d’une location d’un appartement à Marrakech ! Une vaste rigolade au regard des 30 000 Dirhams fixés au contrat pour un riad de 7 suites.

Anecdote: Marcel m’a rapporté que le marocain, en charge du paiement des loyers et dirigeant la négociation a demandé un “crédit de confiance” sachant qu’il s’engageait, oralement toujours, à réévaluer son aumône à 10 000 Dirhams l’année suivante !!! Personnellement j’adore le terme “crédit de confiance” totalement antinomique et surtout en provenance d’individus sans scrupule n’ayant pas payer leur loyer depuis 6 mois….(une belle dose de culot!)

Bref la négociation “amiable” n’ayant pas abouti Marcel s’est mis en quête d’un avocat susceptible de traiter son dossier dans des délais raisonnables.

Le cabinet d’avocats de Casablanca sélectionné est plutôt sérieux avec de bonnes références. Mais le temps de la mise en place du dossier (1 mois quand même) c’est le locataire qui a attaqué en premier pour, tenez-vous bien, rupture abusive du contrat ! On croit rêver, mais non, c’est bien la rude réalité de l’escroquerie. Pire, malgré l’obligation contractuelle, les locataires refusent que Marcel pénètre dans son propre riad sans injonction du juge !

Heureusement, les arnaqueurs ont fondé leur procédure sur le fait qu’ils auraient signé un bail 3/6/9 ! Absolument faux puisqu’il s’agit bien d‘un contrat de location gérance très encadré par la loi et ses nombreux cas de jurisprudence. Celui-ci ne peut subir, en aucun cas, les contraintes d’un bail commercial. Cela devrait faire mal !

 

Lenteur administrative

Tout cela aurait pu plaider en faveur de Marcel….mais c’était sans compter la grève des tribunaux qui paralysent la justice marocaine depuis presque 1 an !

La stratégie de ces parasites suceurs de sang est donc, aujourd’hui, de gagner du temps au maximum afin de rentabiliser leur arnaque. Ils tentent de faire convoquer Marcel, avec envoi de réponse succédant au renvoi de jugement etc, etc….

 

“Patience et longueur de temps”…etc

Bilan : Squatters depuis février l’année dernière, les indésirables occupent donc en toute impunité les locaux depuis plus d’un an en n’ayant payé que 3 mois de loyer. Aujourd’hui Marcel espère donc que la justice prenne enfin la peine de condamner ces individus qui font tant de mal au pays.

En attendant, il se console en pensant à la dette dont il a déjà organisé le recouvrement via un réseau de relations savamment et patiemment préparé….et ça va faire mal !

Je vous raconterai !

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